The Stranglers - Giants
Genre: What ever happened to… Stranglers.
Les Stranglers ne font
plus peur aujourd’hui. Sauf peut-être le bassiste Jean-Jacques Burnel et son 5ème dan de karaté.
Petit rappel pour les cancres, il y a trois périodes chez The Stranglers : la première et
meilleure se situant de Rattus Norvegicus à La
Folie, la seconde déjà moins bonne commençant à la signature sur le label Epic
(Fail?), et la troisième encore moins mémorable débutant au départ du
chanteur
originel Hugh Cornwell.
Finie la glorieuse
époque où le groupe attachait ses proies journalistiques au sens littéral du
terme.
Sans même parler des multiples autres frasques et bagarres contre les groupes rivaux (au hasard, The Clash) ou même leur propre public. Terminé tout ça, Déambulateur pour les uns et Ritaline pour les autres.
Le pigiste moyen que je suis peut donc souffler et dire ce qu’il pense de Giants.
Pourquoi cette orientation classic rock aux limites de la FM, n’y avait-il pas
une place pour l’urgence et le je-m’en-foutisme du début? Où est passé le
venin annoncé par cette pochette représentant une balançoire munie de
quatre potences garnies par les membres du groupe! C'est la blague de l'arroseur arrosé°, mais nous, on s'est carrément fait CBGiBier*.
On sent bien des réminiscences sur Lowlands ou sur My Fickle
Resolve mais c'est hélas tout ce qu'il faut retenir de cet album
boursouflé, handicapé par une production Middle Of Road et des compositions passables.
Finalement, la pochette est bien trouvée, il est grand temps d'arrêter le massacre.
NDA: Je déteste laisser de côté des trucs que j'ai écrit.
Ça devait paraître dans le numéro 5 de Rock First. Vu l'oubli, je vous l'ai mis ici, un peu retouché.
° To Strangle = étrangler. Apprenez l'anglais, je ne suis pas votre prof.
* Cappilotracté je sais, mais j'ai pas pu m'empêcher de garder ce jeu de mots.

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