lundi 21 mars 2011

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Amanda Palmer – Who killed Amanda Palmer?

Genre : Lynch Ta Mère

Echappée du Brechtian Punk Cabaret de son groupe The Dresden Dolls, Amanda Palmer a décidé de collaborer avec Ben Folds pour concevoir son premier album solo. Finie la formule Piano/Batterie, place à l’orchestration. Oui, le son se veut plein et massif alors qu’apparaissent ça et là diverses sonorités électroniques et instruments à cordes, et que les ballades au piano emplissent le spectre auditif de l’émotion.
La chanteuse préférée de Laura n’a pas laissé les choses au hasard en co-écrivant la moitié des morceaux avec le pianiste/chanteur de feu Ben Folds Five et l’ensemble renvoie parfois à une Kate Bush réactualisée toute en tension nerveuse ou une Tori Amos qui aurait décidé de ne plus nous imposer ses déboires. Mélancolie est ici le maître mot avec des chansons comme Have to Drive, Blake Says ou Another Year. Pourtant l’humour acide n’est pas oublié dans un Leeds United à propos de l’ex de la demoiselle, fan du club de foot en question et de Law & Order, ou encore dans le parfait Oasis, chronique douce amère d’une fille violée, en phase d’avortement, mais qui pense à sa photo dédicacée de Liam Gallagher et à ses tickets pour Blur.
Au rayon des invités, on notera les apparitions de East Bay Ray des Dead Kennedys sur le deuxième tube de l’album Guitar Hero, de Zoë Keating, de la jeune Annie Clark et le surprenant sample de Strindberg sur l’intense Strength Through Music.
Amanda Palmer livre ici un disque riche et homogène et honnête par dessus tout. La chanteuse s’abandonne dans des chansons hantées par son spleen mais laisse toujours une fenêtre vers des jours meilleurs.

(Déjà publié dans Abus Dangereux)

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