lundi 21 mars 2011

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Hot Fuzz

Genre : Magnum Choucroute

On avait déjà repéré le trio Simon Pegg/Edgard Wright/Nick Frost dans leur premier long métrage Shaun of the Dead, qui pastichait les films de zombie avec un panache tout britannique. Hot Fuzz reprend la même formule mais avec ce coup ci, les films d’action/policier en ligne de mire.
Le synopsis est simple : le meilleur policier londonien Nicholas Angel est muté (pour ne plus ridiculiser ses collègues) en rase campagne à Sandford, un Village Green typique.
Une série de meurtres maquillés en accidents survient alors dans la parfaite petite bourgade. Angel enquête alors en compagnie de son collègue Danny, un jeune officier naïf fan de films d’action et de bières.
Mais la NWA (quoi ? les rappeurs anti-flics? non la Neighbourhood Watch Alliance…) veille au grain et à la tranquillité du village.
Nul besoin d’en dire plus pour ne pas gâcher la surprise.
La galerie de personnages brossée dans le film est un prétexte parfait pour aligner les répliques et les situations cultes. Il faut dire qu’entre les deux inspecteurs moustachus nommés Andy (Paddy Considine et Rafe Spall toujours impeccables), le propriétaire de supermarché cynique joué avec brio par Timothy Dalton ou encore les paysans armés jusque aux dents et au patois incompréhensible, la normalité n’est finalement pas vraiment la qualité première des citoyens de Sanford.
Le film est une authentique comédie d’action façon Lethal Weapon ou Die Hard, saupoudrée de culture geek, de gags débiles, de blagues au 3ème dégré, de caméos divertissants et d’une british touch so bienvenue dans ce déluge d’action à l’hollywoodienne.

Trente Trois Tours faisant des économies de place pour les meilleurs articles, votre serviteur ne peut pas citer tous les hommages et les références contenues dans les deux heures de bobine. Bon allez, quelques unes pour la route mais pas d’indications sur où, comment et quand : Chuck Norris, Bad Boys 2, Lost Highway, Point Break, Addams Family, The Simpson, Romeo + Juliet, Shining, Steven Seagal. Débrouillez-vous pour les autres, on ne va pas non plus vous tenir la main pour le grand-huit.

Le DVD est déjà sorti en Grande-Bretagne, ruez-vous sur les imports, car voici le film de l’année, sans aucun doute.

(Déjà publié dans Feu Trente Trois Tours)

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